manifestation le 9 octobre 2012 PARIS 13h place d'italie

Publié le 26 Septembre 2012

Une crise qui s’amplifie

au détriment de nos emplois.

L’annonce, au mois de juillet, du projet de fermeture du site de PSA à Aulnay-sous-Bois et la suppression de 8000 emplois ont provoqué chez les salariés une colère justifiée.

Ce choix, loin d’être isolé, s’ajoute à ceux décidés par d’autres groupes industriels.

Il vise à augmenter le versement de dividendes en délocalisant les productions et à accroître la productivité au détriment des conditions de vie et de travail des salariés.

Cette destruction de nos capacités industrielles ne se limite pas à la filière automobile. Dans la Somme le commerce (Simply Market, FNAC), l’agroalimentaire (Dailycer, Bigard), la parfumerie (Cosmetic Collection), Omniplast, sans oublier les multiples sous-traitants, seront impactés si rien n’est engagé contre ces stratégies contraires à l’intérêt général.

Notre région et sa population, déjà fortement marquées ces dernières années par le déclin industriel, seraient une fois de plus fragilisées.

Les services publics, l’artisanat seront également touchés ainsi que le financement de notre protection sociale.

L’Union départementale CGT de la Somme dénonce cette casse industrielle qu’organisent ces grands groupes.

La crise n’est pas une fatalité.

La CGT affirme que cette situation n’est pas une fatalité. D’autres choix sont possibles.

Pour cela, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et agir à la hauteur du drame.

Les mesures gouvernementales récentes sont insuffisantes. Pour l’essentiel, il reprend les vieilles recettes qui ont montré toutes leurs inefficacités.

Il faut mettre un coup d’arrêt immédiat à ces visées et suspendre immédiatement les plans sociaux en cours tout en imposant un véritable diagnostic des problèmes et des atouts de nos industries.

La CGT réclame depuis plusieurs années, un véritable état des lieux permettant de construire des alternatives et des propositions favorisant le maintien de l’emploi et de l’activité dans notre département.

La création d’un pôle public financier permettrait le financement de ces projets.

La construction du canal Seine Nord doit être maintenue. Ce projet d’envergure doit être classé « grand chantier » afin qu’il bénéficie aux salariés et à l’économie locale. Cela implique qu’il faut revoir les modalités de financement.

La CGT réaffirme avec force qu’il n’y a pas de surcapacité en France et en Europe. En réalité, la relance économique est liée directement au pouvoir d’achat des salariés.

La crise qui frappe les citoyens des pays européens et les politiques d’austérité conduisent à un tassement des ventes.

Il y a nécessité de réorienter les richesses et les profits accumulés depuis plusieurs années vers la formation professionnelle qualifiante, la recherche & développement, la création d’emplois et l’augmentation des salaires comme des pensions.

Les aides financières publiques doivent être conditionnées à des engagements fermes et précis de relocalisations et d’arrêts de suppressions d’emplois.

Elles doivent être placées sous le contrôle des instances représentatives du personnel des sites et groupes concernés.

La création de Comité Interentreprises doit permettre de fournir des droits aux salariés des TPE/PME et de responsabiliser les donneurs d’ordres vis-à-vis des sous-traitants.

Les représentants des salariés doivent pouvoir intervenir afin de peser sur les choix stratégiques des entreprises et des groupes.

Agissons ensemble.

Ces exigences de bon sens doivent être prises en compte. Nous pouvons ensemble les conquérir. Le rassemblement le plus large est indispensable pour imposer un recul au patronat et se faire entendre du gouvernement.

La journée d’action et de manifestation à PARIS

du 9 octobre 2012 pour l’emploi industriel

sera l’occasion pour tous de porter

son mécontentement et ses revendications.

Dans ce contexte le renforcement du syndicalisme,

et notamment la CGT, est un élément déterminant.

Car se syndiquer à la CGT, c’est être conscient qu’en restant isolé il ne vous sera possible ni de vous défendre, ni encore moins de conquérir de nouveaux droits.

Se syndiquer à la CGT, c’est donner du poids à vos revendications. C’est participer à la vie et à l’action collective de votre syndicat pour gagner de nouveaux droits et vous faire respecter en tant qu’être humain et en tant que salarié.

Se syndiquer à la CGT, c’est ouvrir un espace de liberté, d’écoute, de débat, de création et d’innovation dans votre structure, dans votre établissement.

Rédigé par CGT Norbert dentressangle

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